Algérie – Surveillance spatiale : un deuxième satellite mis en orbite en janvier 2026
L’Algérie renforce ses capacités de surveillance depuis l’espace avec le lancement d’un deuxième satellite d’observation terrestre, Alsat-3B, le 31 janvier 2026. L’appareil a été mis en orbite à 5h01 heure d’Alger depuis la base chinoise de Jiuquan, à l’aide du lanceur Longue Marche-2C, selon le ministère algérien de la Défense.
Ce lancement intervient 15 jours après celui d’Alsat-3A, effectué le 15 janvier 2026. Les deux satellites fonctionnent en binôme et complètent le système de surveillance terrestre à haute résolution Alsat-3. Ils seront utilisés pour le renseignement géospatial, la cartographie, la gestion des ressources naturelles et la prévention des risques naturels.
L’opération a été supervisée depuis Alger par le chef d’état-major de l’armée, Saïd Chengriha, également ministre délégué à la Défense. Les autorités militaires présentent ces lancements comme une avancée stratégique dans le développement des capacités nationales de surveillance spatiale.
Cette montée en puissance s’inscrit dans un contexte de renforcement massif du budget de défense. Pour 2026, l’Algérie a alloué environ 25 milliards de dollars à la défense, soit près de 20 % du budget national, confirmant une progression continue des dépenses militaires depuis cinq ans.
Puissance militaire majeure en Afrique, l’Algérie est entrée dans le cercle des nations spatiales en 2002 avec le lancement d’Alsat-1, développé en coopération internationale, notamment avec la Russie. Les satellites Alsat-3A et 3B marquent une nouvelle étape vers l’autonomie stratégique et technologique du pays.
Avec les informations de Jeune Afrique