Burkina Faso : dissolution des partis politiques et lancement d’un plan de développement à 36 000 milliards FCFA

Le Burkina Faso a franchi une étape politique majeure le 26 janvier 2026 avec la dissolution de l’ensemble des partis et formations politiques, décidée en Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré. Le décret adopté prévoit également l’abrogation des lois régissant leur fonctionnement, leur financement et le statut du chef de file de l’opposition, ainsi que le transfert du patrimoine des partis dissous à l’État. Selon le gouvernement, cette mesure vise à corriger les « dérives » du système partisan, accusé d’avoir favorisé la fragmentation sociale et affaibli l’action publique.

Cette décision s’inscrit dans la logique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), qui ambitionne une refondation complète de l’État burkinabè et un nouveau mode de gouvernance centré sur l’unité nationale et l’efficacité. Elle marque toutefois un tournant dans la vie politique du pays, en suspendant toute activité partisane au profit d’un cadre institutionnel transitoire renforcé.

Sur le plan économique, le Conseil a adopté le Plan RELANCE 2026–2030, évalué à 36 000 milliards FCFA, dont près des deux tiers financés par des ressources souveraines. Ce plan repose sur quatre piliers : sécurité et cohésion sociale, gouvernance, capital humain et transformation structurelle de l’économie. Les objectifs annoncés incluent la réduction de la pauvreté de 42 % à 35 %, l’augmentation de l’espérance de vie de 61 à 68 ans et le triplement de la capacité énergétique nationale, de 685 MW à plus de 2 500 MW.

Sur le plan régional, cette évolution renforce la convergence politique au sein de l’AES (Mali–Burkina–Niger), tout en posant la question de la transition vers un modèle durable de gouvernance civile, scruté de près par la CEDEAO et les partenaires internationaux.

Avec les informations de Burkina24
Précédent
Précédent

Niger : tirs et explosions près de l’aéroport de Niamey, fortes incertitudes sécuritaires

Suivant
Suivant

Mali : les drones civils désormais strictement encadrés pour des raisons sécuritaires