Burkina Faso : Ibrahim Traoré lance une purge au sein de l’appareil sécuritaire

Le 6 janvier, le Burkina Faso s’enfonce dans une séquence de crise interne, deux jours après une vague d’arrestations au sein même de l’appareil militaire. Des sources concordantes évoquent un ciblage de figures stratégiques, notamment dans les opérations de drones, pilier de la stratégie sécuritaire du régime.

Cette purge viserait à prévenir d’éventuelles trahisons au sein des forces armées. Elle marque un tournant : la menace sécuritaire ne serait plus seulement extérieure, mais viendrait désormais de l’intérieur du système de défense lui-même.

Face à cette situation, le silence des autorités est total. Aucun communiqué officiel n’a confirmé les arrestations ni évoqué de tentative de déstabilisation. Ce vide est comblé par les partisans du capitaine Traoré, qui saturent les réseaux sociaux et les espaces publics, imposant un discours loyaliste sans intervention directe du pouvoir.

Ce verrouillage intervient dans un contexte social déjà tendu, marqué par des disparitions forcées de journalistes, magistrats et figures de la société civile. À Ouagadougou, l’expression publique de loyauté semble devenue un impératif de survie.

Ce soir, le match de la CAN entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire est chargé d’enjeux symboliques. Dans la rhétorique du régime, Abidjan est souvent décrite comme un centre de déstabilisation. Une victoire pourrait être exploitée comme un geste patriotique, une défaite risquerait de renforcer les tensions.

Avec les informations de Africa Presse
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