Gabon : les enseignants en grève forcent le gouvernement à ouvrir des négociations

Les enseignants du secteur public gabonais sont en grève depuis le 10 décembre 2025. Ils réclament le paiement de primes accumulées et la reprise de leur suivi de carrière, interrompu depuis dix ans sous l’ancien régime. L’absence de recrutement et la précarisation des enseignants ont nourri un profond malaise, que la transition politique n’a pas encore apaisé.

Le 6 janvier 2026, face au durcissement annoncé du mouvement, le gouvernement de transition dirigé par Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu une réunion d’urgence. La ministre de l’Éducation nationale, Carmelia Ntoutoume Leclercq, a annoncé l’ouverture prochaine de négociations et a invité les enseignants à « voir les efforts » déployés par l’exécutif.

Elle a également tenté de rassurer les familles, affirmant que le gouvernement travaillait à une reprise rapide des cours. Les syndicats, de leur côté, restent prudents. Ils ont indiqué qu’ils consulteraient leur base pour décider de la suite du mouvement, en fonction de la teneur réelle des discussions.

Ce conflit social met en lumière les lourds retards accumulés sous le régime Bongo et les attentes fortes à l’égard du pouvoir de transition. Il constitue un test de crédibilité pour l’exécutif d’Oligui Nguema, engagé à rompre avec les pratiques du passé.

Avec les informations de Afrique sur 7
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