Ghana : hausse des taxes sur l’or pour suivre la tendance ouest-africaine

Le Ghana, premier producteur africain d’or, a annoncé son intention d’augmenter les taxes perçues sur les ventes de métal jaune pour maximiser les revenus publics. Selon le projet présenté au Parlement, la redevance passera de 3–5 % à un minimum de 9 %, et pourra atteindre 12 % si le prix de l’or dépasse 4 500 $ l’once.

Cette décision suit la tendance observée dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, tels que le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, qui ont ajusté leurs taux de redevance pour profiter de la hausse des cours mondiaux. Par exemple, le Mali a introduit un barème mobile allant jusqu’à 7 % pour un prix de l’or supérieur à 2 500 $ l’once, et la Côte d’Ivoire a relevé ses taxes en 2025. En 2024, la production cumulée du Ghana, du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire a dépassé 392 tonnes, soit plus de 10 % de la production mondiale.

Cette réforme ghanéenne cherche à concilier deux objectifs : renforcer les revenus de l’État et préserver l’attractivité du pays pour les investisseurs. Pour soutenir l’investissement, le gouvernement a annoncé la suppression de la TVA de 15 % sur les dépenses liées à l’exploration minière.

Le nationalisme des ressources guide ces politiques dans plusieurs pays de la région, où l’or représente jusqu’à 15 % du PIB et plus de 20 % des recettes fiscales. Malgré la hausse des taxes, la production d’or n’a pas diminué significativement dans les pays voisins, et le Ghana espère, lui aussi, bénéficier de cette manne aurifère tout en attirant de nouveaux projets miniers et en consolidant son rôle dans l’industrie régionale.

La Tribune
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