Kenya : offensive sur le marché britannique des mangues
Le Kenya ambitionne de s’imposer sur le marché britannique des mangues, avec l’expédition officielle, le 20 décembre 2025, de sa première cargaison de mangues « Apple Mango ». Cette initiative marque une nouvelle étape pour la filière horticole kenyane, dominée jusqu’ici par l’avocat, principal produit d’exportation du pays.
Le choix du Royaume-Uni s’appuie sur le dynamisme de ce marché. Selon Trade Map, le pays est le troisième importateur de mangues en Europe, avec des achats moyens de 81 000 tonnes par an entre 2020 et 2024, pour une valeur avoisinant 220 millions de dollars. Cette demande est soutenue notamment par une importante diaspora originaire d’Inde et du Pakistan.
Côté production, le Kenya dispose d’un potentiel significatif. Entre 2019 et 2023, la production nationale de mangues s’est élevée en moyenne à 783 000 tonnes par an, concentrée dans les régions de Makueni, Machakos et Embu. Toutefois, moins de 5 % de ces volumes sont actuellement exportés, ce qui souligne l’enjeu de diversification et de valorisation de la filière.
L’accès au marché britannique intervient cependant dans un contexte concurrentiel. En 2024, le Brésil a assuré 31 % des importations britanniques de mangues, tandis que le Pakistan, l’Inde et la Côte d’Ivoire représentaient chacun environ 8 % des volumes. Pour s’imposer, le Kenya devra garantir des livraisons régulières, une qualité constante et une stricte conformité aux normes phytosanitaires. Des investissements dans le conditionnement et la chaîne du froid seront également déterminants pour transformer cette première expédition en flux commercial durable.
Avec les informations de La Tribune