Le Niger menace d’entrer en guerre avec la France, Paris dénonce une désinformation
Les tensions entre le Niger et la France ont franchi un nouveau seuil le 11 février 2026, après des déclarations virulentes du général Amadou Ibro, chef d’état-major particulier du président de la transition Abdourahamane Tiani. Devant un public réuni dans un stade de Niamey, l’officier a affirmé que son pays devait se préparer à une guerre avec la France, accusant Paris d’être à l’origine des difficultés économiques et sécuritaires du Niger.
Ces propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont suscité de vives réactions. L’armée française a rapidement démenti toute intention d’intervention militaire, qualifiant ces accusations de manœuvre de guerre informationnelle. Paris rappelle que ses forces ont quitté le Niger fin 2023 à la suite d’un bras de fer diplomatique avec les autorités militaires au pouvoir.
Depuis le coup d’État de 2023, la junte nigérienne accuse régulièrement la France de tentatives de déstabilisation. Le général Tiani a récemment mis en cause plusieurs dirigeants étrangers, les accusant de soutenir des groupes jihadistes actifs dans la région. Ces accusations sont systématiquement rejetées par les pays concernés.
Le contentieux s’étend également au secteur minier. Le Niger a nationalisé la Somaïr, filiale du groupe français Orano, entraînant des procédures judiciaires croisées. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de concentré d’uranium reste bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole des tensions économiques persistantes.
Ces déclarations belliqueuses interviennent dans un climat régional marqué par une rhétorique souverainiste accrue et une recomposition des alliances du Niger, désormais tourné vers de nouveaux partenaires stratégiques.
Avec les informations de Jeune Afrique