Libye : un partenariat de 2,7 milliards $ pour faire de Misurata un hub portuaire régional

Le gouvernement libyen s’apprête à franchir une étape majeure dans sa stratégie de diversification économique avec la signature, le 18 janvier 2026, d’un partenariat international de 2,7 milliards de dollars pour l’extension et le développement de la zone franche de Misurata. L’accord, annoncé par le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah, associe des entreprises qataries, italiennes et suisses, dans ce qui constitue l’un des plus importants investissements étrangers directs en Libye depuis plus d’une décennie.

Selon les autorités, le projet devrait générer environ 500 millions de dollars de revenus d’exploitation par an, porter la capacité du port à 4 millions de conteneurs annuels, et créer 8 400 emplois directs ainsi qu’environ 60 000 emplois indirects. La zone portuaire, qui s’étend sur 190 hectares, ambitionne de positionner Misurata parmi les principaux hubs logistiques de la Méditerranée et de l’Afrique du Nord.

Cette initiative intervient alors que l’économie libyenne reste ultra-dépendante des hydrocarbures, le pétrole représentant plus de 95 % de la production économique nationale. En misant sur les infrastructures portuaires, le gouvernement cherche à transformer des actifs stratégiques en sources de revenus durables, tout en attirant des capitaux étrangers productifs.

Sur le plan politique et régional, ce partenariat constitue un signal de stabilisation progressive de l’Ouest libyen et renforce la légitimité du gouvernement de Tripoli auprès de ses partenaires internationaux. Toutefois, la réussite du projet dépendra du maintien d’un climat sécuritaire stable dans un pays toujours divisé depuis la crise de 2011–2014, condition indispensable pour convertir l’intérêt des investisseurs en réalisations concrètes.

Avec les informations de Zone Bourse
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