Mali : Washington conditionne le rapprochement bilatéral à la rupture avec Africa Corps

Au Mali, le chef du Bureau des affaires africaines du département d’État américain, Nick Checker, a effectué une visite officielle à Bamako le 2 février 2026 afin de relancer la coopération bilatérale entre Washington et les autorités de transition. Il a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, et devait s’entretenir avec le chef de l’État de transition, le général Assimi Goïta.

Selon l’ambassade américaine, cette visite vise à « insuffler une nouvelle dynamique » aux relations entre les deux pays, dans le respect de la souveraineté du Mali. Les États-Unis se disent préoccupés par la progression des groupes jihadistes au Sahel, dont l’influence s’étend vers l’ouest et le sud, en direction du golfe de Guinée. Washington souhaite ainsi explorer des formes de coopération sécuritaire avec Bamako pour contenir cette menace régionale.

Toutefois, ce rapprochement est assorti de conditions politiques et sécuritaires. Selon des sources diplomatiques, les États-Unis exigent le retour à l’ordre constitutionnel ainsi que la fin du contrat liant le Mali au groupe paramilitaire russe Africa Corps, successeur de Wagner. Depuis 2020, les autorités maliennes se sont progressivement éloignées de leurs partenaires occidentaux au profit de la Russie.

Washington avait suspendu une large partie de son aide au développement et de sa coopération militaire après les coups d’État survenus entre 2020 et 2023 au Mali, au Burkina Faso et au Niger. L’administration américaine actuelle affirme toutefois adopter une nouvelle approche en Afrique, faisant de la diplomatie commerciale un pilier central de son engagement, tout en consultant les pays de l’AES sur les enjeux communs de sécurité et d’économie.

Avec les informations de Jeune Afrique 
Précédent
Précédent

France : les services russes accusent Emmanuel Macron d’opérations contre des dirigeants africains

Suivant
Suivant

Tunisie : la Jordanie ouvre son marché à 10 000 tonnes d’exportations d’huile d’olive