Maroc : négociations de Madrid, Rabat dévoile un plan d’autonomie élargi sous pression américaine

Des négociations hautement sensibles se sont tenues ce 8 février 2026 à Madrid, à l’initiative des États-Unis, réunissant le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, sous l’œil de l’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura. Les discussions, organisées à l’ambassade américaine, marquent une nouvelle phase dans le règlement du conflit du Sahara occidental, désormais pilotée principalement par Washington.

À cette occasion, le Maroc a présenté une version largement renforcée de son plan d’autonomie proposé en 2007. Initialement limité à 3 pages, le document compte désormais environ 40 pages, intégrant des dispositions institutionnelles, politiques et administratives plus détaillées. Cette proposition a été élaborée par trois conseillers proches du roi Mohammed VI et plusieurs ministères stratégiques.

Les États-Unis, appuyés par la France, s’appuient sur la résolution 2797, adoptée en octobre par le Conseil de sécurité, qui qualifie l’initiative marocaine de solution « sérieuse, réaliste et crédible ». L’administration du président Donald Trump, par l’intermédiaire de son envoyé spécial Massad Boulos, considère la résolution du dossier comme une priorité absolue.

Dans ce contexte, l’Algérie et la Mauritanie disposent d’une marge de manœuvre réduite, la participation aux pourparlers étant décrite comme non négociable par Washington. Le Maroc bénéficie d’un environnement diplomatique favorable, marqué par le soutien explicite des États-Unis, de la France et de l’Union européenne.

Rabat vise désormais un double objectif : élargir l’adhésion internationale à son plan et remettre en question le rôle de la MINURSO, dont le mandat arrive à échéance à l’automne 2026.

Avec les informations de Atalayar
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