Niger : le Tillabéri frappé par une nouvelle attaque meurtrière

Une nouvelle attaque meurtrière a endeuillé la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, le 18 janvier. Au moins 31 personnes ont été tuées à Bosiye, un village de la commune de Gorouol, situé dans la zone dite des « trois frontières », où opèrent depuis près de dix ans des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaida (Jnim) et à l’État islamique (EI).

Cette région, frontalière du Mali et du Burkina Faso, est devenue l’épicentre des violences au Sahel central. Selon l’ONG Acled, le Tillabéri a enregistré plus de 1 200 morts en 2025, dont une majorité de civils, ce qui en fait la région la plus meurtrière du Sahel, devant certaines zones du Mali et du Burkina Faso voisins.

Les attaques s’y multiplient malgré les efforts des autorités militaires au pouvoir à Niamey. En septembre 2025, le maire de Gorouol, nommé par la junte, avait été tué dans une embuscade. Quelques jours plus tôt, 22 villageois avaient été exécutés à Takoubatt par des hommes armés circulant à moto.

Human Rights Watch estime que l’État islamique au Sahel a exécuté sommairement plus de 127 civils dans la région entre mars et septembre 2025. Ces violences illustrent l’incapacité persistante de l’État à reprendre le contrôle de cette zone stratégique.

À l’échelle nationale, le Niger reste fortement exposé aux attaques jihadistes. Selon Acled, près de 2 000 personnes ont été tuées dans des violences liées au terrorisme en 2025, notamment dans le Tillabéri et le sud-est du pays, où sévissent Boko Haram et l’Iswap.

Jeune Afrique
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