Niger : Orano menace de poursuites judiciaires autour de l’uranium exproprié

Le groupe français Orano a annoncé, le 21 janvier, qu’il poursuivra ses actions judiciaires contre l’État du Niger, mais aussi contre toute entité qui tenterait de s’emparer de son uranium. L’entreprise affirme être illégalement dépossédée d’un stock d’au moins 1 000 tonnes de concentré d’uranium, extrait de la mine de Somaïr, située à Arlit, dans le nord du pays.

Selon Orano, une partie de ce stock a été transférée fin 2025 d’Arlit vers l’aéroport de Niamey, où il est bloqué depuis plusieurs semaines. Le groupe indique ne plus avoir accès au site et ne pas disposer d’informations directes sur la destination finale du chargement.

La mine de Somaïr était détenue à 63,4 % par Orano et à 36,6 % par l’État nigérien avant sa nationalisation forcée en juin 2025 par la junte militaire au pouvoir depuis 2023. En novembre, Niamey avait annoncé son intention de vendre l’uranium sur le marché international, dans le cadre de sa politique de souveraineté minière.

Orano a engagé quatre procédures d’arbitrage international. L’une d’elles a déjà abouti à une décision interdisant aux autorités nigériennes de toucher aux stocks concernés. Le groupe estime la valeur marchande de cet uranium à environ 300 millions d’euros.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques entre le Niger et la France, sur fond de rapprochement croissant de Niamey avec la Russie.

Avec les informations de Le Monde
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