Nigeria : Atiku accuse le gouvernement Tinubu de menacer la démocratie
Le 7 janvier, Atiku Abubakar, ancien vice-président du Nigeria, a déclaré que la démocratie du pays faisait face à une menace existentielle. Dans un communiqué signé par son porte-parole, il accuse le président Bola Tinubu et son parti, le All Progressives Congress (APC), de fragiliser délibérément les partis d’opposition en vue d’imposer un système politique sans concurrence réelle.
Atiku décrit une stratégie coordonnée mêlant décisions économiques impopulaires et manœuvres politiques visant à réduire l’espace démocratique. Selon lui, l’APC cherche à s’imposer « par défaut » plutôt que par adhésion populaire, en marginalisant les forces alternatives. Il juge particulièrement préoccupante la tentative d’ingérence dans les affaires internes de l’African Democratic Congress (ADC), un parti qu’il présente comme la principale plateforme de « sauvetage national ».
L’adhésion récente de Peter Obi à l’ADC a renforcé cette dynamique, suscitant, selon Atiku, des réactions hostiles et des menaces émanant de personnalités proches du pouvoir. Il rejette fermement les appels à son retrait de la vie politique, qu’il qualifie d’atteintes au droit démocratique de concourir librement.
L’ADC, affirme-t-il, restera ouverte à toutes les figures de l’opposition et garantit un processus de désignation transparent pour la prochaine élection présidentielle. Atiku conclut en affirmant que si quelqu’un devait se retirer dans l’intérêt national, ce serait Bola Tinubu, dont la gestion alimente la crise économique et la défiance publique.
Avec les informations de Vanguard