Nigeria : attaque d’églises dans le nord, la moitié des fidèles portés disparus ont fui

Le 18 janvier 2026, trois églises de l’État de Kaduna, dans le nord du Nigeria, ont été la cible d’une attaque par des hommes armés, provoquant un bilan initial de 166 fidèles portés disparus. Les autorités locales ont depuis clarifié la situation : environ la moitié, soit 80 personnes, avaient réussi à fuir pendant l’assaut, certaines ayant trouvé refuge dans des villages voisins. Le reste, 86 personnes, demeure aux mains de groupes armés communément appelés « bandits ».

Parmi ceux qui ont échappé à la capture figure Godiya Ayuba, mère de six enfants, qui a parcouru des heures dans la forêt pour rejoindre un village voisin avant de rentrer chez elle. Son récit illustre la peur, la résistance et la solidarité dans un contexte marqué par une recrudescence des enlèvements et des violences dans le nord et le centre du pays.

Ces attaques s’inscrivent dans un climat sécuritaire tendu au Nigeria, où les enlèvements contre rançon et les violences jihadistes touchent indistinctement chrétiens et musulmans. Les États-Unis ont récemment dénoncé ces violences et mené des frappes aériennes ciblées contre des jihadistes dans l’État de Sokoto, dans le cadre d’une coopération sécuritaire renforcée avec Abuja.

Malgré les efforts pour améliorer la sécurité, les familles des personnes toujours captives restent angoissées, tandis que la communauté internationale suit de près la situation. Cette attaque illustre la fragilité persistante de la région et la nécessité d’une réponse coordonnée pour protéger les populations civiles et sécuriser les zones vulnérables.

Avec les informations de Africa Radio 
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