Tensions persistantes à Ouagadougou : nouvelle alerte de coup d’État déjouée
Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, des alertes sécuritaires ont été lancées dans plusieurs quartiers de Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso.
Des barrages spontanés, des mobilisations nocturnes et des déploiements militaires ont fait craindre une tentative de coup d’État contre le capitaine Ibrahim Traoré.
Des associations proches du pouvoir ont appelé à une mobilisation citoyenne pour défendre le régime militaire en place depuis 2022.
Des sources sécuritaires évoquent l’arrestation de militaires suspectés de complot. Le nom de l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba, exilé au Togo, a été cité.
Les partisans du régime, surnommés « Wayignans », ont occupé des ronds-points et relayé des messages d’alerte sur les réseaux sociaux.
La situation a été particulièrement tendue autour du camp militaire Baba-Sy, placé sous haute surveillance.
Cette tentative s’inscrit dans un climat de défiance interne à l’armée, exacerbé depuis plusieurs mois par des désaccords sur la lutte contre le terrorisme.
Des signes de divisions avaient déjà été observés en avril 2025, lorsque des réunions à l’état-major avaient été boycottées par certains officiers.
Le Mogho Naaba, chef traditionnel mossi, aurait accueilli des discussions discrètes entre responsables militaires et civils pour contenir la crise.
Le Burkina Faso, confronté à une insécurité chronique, reste sous forte pression diplomatique et exposé à des risques de déstabilisation récurrents.
Avec les informations de Afrik