Burkina Faso : Ouagadougou accuse un complot piloté depuis la Côte d’Ivoire et le Togo

Le 7 janvier, les autorités burkinabè ont révélé avoir déjoué une tentative de coup d’État dans la nuit du 3 au 4 janvier, visant à assassiner le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso. Selon le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana, l’opération devait commencer par des assassinats ciblés, dont celui du chef de l’État, puis s’étendre à des sites stratégiques comme la base de drones, avec l’appui supposé de forces étrangères.

Le principal accusé est l’ancien président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé par Traoré en 2022 et aujourd’hui exilé au Togo. Il est présenté comme l’instigateur du complot, en lien avec des relais militaires et civils au Burkina. Un financement partiel aurait transité par la Côte d’Ivoire, selon les autorités, qui ont diffusé une vidéo de l’intermédiaire présumé des fonds, El Hadj Madi Sakandé.

Depuis l’annonce, au moins neuf personnes ont été arrêtées. Les autorités parlent de « traîtres » et promettent des poursuites judiciaires rapides. Dès la nuit du 3 janvier, les réseaux sociaux ont relayé des alertes qui ont déclenché des rassemblements spontanés à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, où les soutiens du régime ont exprimé leur fidélité au président.

Ce nouvel épisode, après d’autres tentatives en 2024 et 2025, alimente la tension entre Ouagadougou et ses voisins. Le pouvoir reste toutefois contesté dans un pays où près de 40 % du territoire échappe encore à l’autorité de l’État, face aux groupes jihadistes.

Avec les informations de Afrik
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