Burkina Faso : Ouagadougou encadre son programme nucléaire par le droit international

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure dans la structuration de son programme électronucléaire en adhérant à la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires. La loi autorisant cette adhésion a été adoptée à l’unanimité par les 66 membres votants de l’Assemblée législative de transition (ALT), selon un communiqué du Parlement.

Cette convention internationale établit un cadre juridique visant à clarifier les responsabilités en cas d’accident nucléaire et à garantir une indemnisation financière des victimes, couvrant les dommages matériels, corporels, environnementaux et économiques. Elle confère également une compétence exclusive aux juridictions du pays concerné, renforçant ainsi la souveraineté juridique nationale en matière nucléaire.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie énergétique du Burkina Faso, qui a lancé un programme électronucléaire à moyen terme afin de renforcer sa sécurité énergétique et soutenir son développement économique. Dans ce cadre, un accord de coopération avec la Fédération de Russie a été signé le 19 juin 2025 à Saint-Pétersbourg. Ce texte définit les bases juridiques et techniques pour la construction d’une centrale nucléaire sur le territoire burkinabè, destinée à réduire la dépendance aux importations d’énergie et à stabiliser l’approvisionnement électrique.

En amont, le pays s’est doté en 2024 de l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA), chargée de coordonner l’ensemble des activités liées à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. L’adhésion à la Convention de Vienne renforce ainsi la crédibilité internationale du projet, en offrant un cadre de sécurité juridique indispensable pour les partenaires, les investisseurs et les populations, à l’approche des premières phases opérationnelles du programme.

Avec les informations de Anadolu Ajansi
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