Ghana : l’État solde une dette énergétique de 1,47 milliard de dollars
Le gouvernement ghanéen a annoncé avoir intégralement apuré, au 31 décembre 2025, la dette structurelle du secteur énergétique, pour un montant total estimé à 1,47 milliard de dollars, marquant un tournant majeur dans la stabilisation du système électrique national. Cette opération vise à restaurer la crédibilité financière du pays et à sécuriser durablement l’approvisionnement en électricité.
Selon les autorités, 597,15 millions de dollars, intérêts compris, ont été remboursés afin de rétablir la pleine utilisation de la Garantie partielle de risques (GPR) de la Banque mondiale, dotée de 500 millions de dollars. Lors de l’arrivée au pouvoir du président John Dramani Mahama en janvier 2025, cette garantie était entièrement épuisée en raison de retards chroniques de paiement du gaz issu du champ offshore Cape Three Points (OCTP).
Créée en 2015, la GPR avait permis de mobiliser près de 8 milliards de dollars d’investissements privés dans le projet gazier de Sankofa, en sécurisant les paiements aux partenaires ENI et Vitol. En 2025, le Ghana a soldé 480 millions de dollars d’arriérés dus à ces opérateurs, tout en engageant des discussions avec Tullow Oil et les partenaires du champ Jubilee pour garantir le règlement intégral du gaz fourni.
Par ailleurs, 393 millions de dollars de dettes héritées des producteurs indépendants d’électricité (IPP) ont été remboursés après la renégociation des contrats afin d’améliorer le rapport coût-efficacité. Le gouvernement affirme que les nouveaux mécanismes de gestion des flux financiers permettront d’éviter toute reconstitution de la dette énergétique.
Cette réforme renforce la production électrique, soutient la croissance industrielle et réduit la dépendance du pays aux combustibles liquides coûteux.
Avec les informations APANews