KaliSpot lève 2,4 milliards FCFA et recrute l’ex-DG de Sonatel
Le 5 janvier 2026, la fintech sénégalaise KaliSpot a annoncé avoir levé 4 millions de dollars, soit environ 2,4 milliards de francs CFA, lors d’un tour de financement en série A. Ce tour de table a réuni plusieurs investisseurs institutionnels qui misent sur la montée en puissance de la startup dans l’écosystème des services financiers en Afrique de l’Ouest. L’objectif est clair : renforcer sa capacité opérationnelle et étendre sa couverture géographique.
Les fonds levés serviront à déployer massivement le réseau de Guichets Automatiques Bancaires (GAB) indépendants de KaliSpot ainsi qu’à accélérer l’adoption de sa plateforme mobile. Celle-ci permet à tout usager, quelle que soit sa banque ou son opérateur mobile money, de réaliser des dépôts, des retraits ou des transferts. Le modèle vise à dépasser les silos bancaires traditionnels et à offrir une interopérabilité accessible à grande échelle.
Mais au-delà de la dimension financière, c’est l’entrée au capital de Sékou Dramé, ancien directeur général de la Sonatel, qui marque un tournant stratégique. Son expérience du secteur télécoms et sa connaissance approfondie des infrastructures critiques dans la zone UEMOA apportent à KaliSpot une légitimité renforcée dans un environnement très régulé. Cette nomination traduit une ambition claire de changement d’échelle.
En attirant une figure de cette envergure, KaliSpot envoie un signal fort aux régulateurs comme aux investisseurs. La fintech ne se positionne plus comme une simple startup, mais comme un acteur aspirant à structurer durablement le paysage des paiements dans la sous-région. Le pari est d’intégrer des solutions technologiques légères à des réseaux physiques ancrés localement.
Dans un marché dominé par les banques et opérateurs historiques, l’approche interopérable de KaliSpot pourrait représenter une alternative crédible pour renforcer l’inclusion financière. Si l’exécution suit, cette levée pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d’infrastructures numériques panrégionales.
Avec les informations de AITN