Kenya : les bouquets d’argent sous surveillance de la banque centrale
Au Kenya, l’engouement croissant pour les bouquets d’argent, particulièrement à l’approche de la Saint-Valentin célébrée le 14 février, suscite l’inquiétude des autorités monétaires. La Banque centrale du Kenya (CBK) a publié un avertissement officiel contre cette pratique consistant à utiliser des billets de banque roulés, pliés ou assemblés pour créer des bouquets et décorations en forme de fleurs.
Ces créations, devenues populaires grâce à des célébrités et influenceurs sur les réseaux sociaux, sont désormais courantes lors des célébrations romantiques. Toutefois, la CBK estime que cette tendance porte atteinte à l’intégrité de la monnaie nationale.
Dans son communiqué, l’institution rappelle que plier, coller, agrafer ou fixer des billets constitue une altération illégale, passible de sanctions sévères prévues par la loi, pouvant aller jusqu’à plusieurs années d’emprisonnement. La banque centrale insiste sur le fait que ces pratiques ne relèvent pas d’un simple usage décoratif, mais d’une infraction au cadre légal protégeant la monnaie.
Au-delà de l’aspect juridique, la CBK souligne des conséquences techniques et économiques. Les billets endommagés provoquent des dysfonctionnements des distributeurs automatiques de billets (DAB) et des machines de comptage, entraînant un taux élevé de rejets. Cette situation génère des coûts supplémentaires pour les banques et, in fine, pour les usagers.
Face à la montée de cette tendance saisonnière, la Banque centrale appelle la population à privilégier des alternatives symboliques, afin de préserver la circulation fluide de la monnaie et la stabilité du système financier.
Avec les informations de Le360 Afrique