Libye : la capacité de raffinage visée à 660 000 barils par jour
La National Oil Corporation (NOC) libyenne a annoncé un plan stratégique visant à presque doubler la capacité nationale de raffinage, avec un objectif fixé à 660 000 barils par jour (bpj), contre une capacité théorique actuelle de 380 000 bpj. L’annonce a été faite le 14 janvier 2026 par le président de la NOC, Masoud Suleiman, dans une communication officielle.
Selon ce dernier, l’augmentation de la production nationale de carburants constitue un levier central de redressement économique, dans un pays fortement dépendant des importations de produits raffinés. Bien que la Libye dispose de cinq raffineries principales, la production effective ne dépasse pas 180 000 bpj, en raison notamment de l’arrêt prolongé de la raffinerie stratégique de Ras Lanuf depuis 2013, ainsi que de technologies jugées obsolètes.
Ce déficit structurel entre l’offre locale et la demande intérieure pèse lourdement sur les finances publiques, les importations de carburants étant massivement subventionnées. Pour y remédier, la NOC prévoit plusieurs axes d’intervention : modernisation des installations existantes, augmentation progressive de leurs capacités, construction d’une nouvelle raffinerie et relance du projet de raffinerie du Sud.
À moyen et long terme, la compagnie affiche des objectifs d’autosuffisance énergétique : l’essence à l’horizon 2037, le gaz de cuisson en 2033 et le diesel en 2034. Ces projections s’inscrivent toutefois dans un contexte marqué par l’instabilité politique, la vétusté des infrastructures et des besoins élevés en financements et en expertise technique.
Sur le plan régional, la réussite de ce plan pourrait réduire la dépendance libyenne aux marchés extérieurs et renforcer le rôle du pays dans l’équilibre énergétique en Afrique du Nord.
Avec les informations de APANews