Libye : Tripoli dénonce des consultations régionales sans sa participation
Le ministère libyen des Affaires étrangères a officiellement dénoncé l’organisation de consultations régionales sur la Libye sans la participation directe des autorités de Tripoli, rappelant les principes de souveraineté et de représentation officielle de l’État. La réaction vise en particulier une réunion tenue à Tunis entre trois pays voisins — la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte — en coordination avec la mission des Nations unies, consacrée à l’évolution du processus politique libyen.
Dans un communiqué publié le 27 janvier 2026, le gouvernement d’unité nationale a souligné que toute discussion sur l’avenir politique du pays devait impérativement associer la Libye, représentée par son ministère des Affaires étrangères, seul organe habilité à s’exprimer au nom de l’État sur la scène internationale. Selon Tripoli, l’exclusion des autorités libyennes fragilise la légitimité des démarches entreprises et porte atteinte au principe fondamental de souveraineté nationale.
Le ministère a toutefois réaffirmé son ouverture à toute initiative régionale ou internationale visant à soutenir un règlement politique durable, à condition que ces efforts reposent sur une coordination inclusive et le respect des institutions légitimes du pays. Les autorités libyennes appellent ainsi à éviter tout format de concertation perçu comme un contournement de l’État.
De leur côté, la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte ont confirmé la tenue du mécanisme de consultation tripartite à Tunis, en présence de leurs ministres des Affaires étrangères et de la représentante spéciale de l’ONU pour la Libye. Cette initiative vise à soutenir le dialogue interlibyen, mais elle illustre aussi la sensibilité persistante des équilibres diplomatiques autour de la crise libyenne.
Avec les informations de APANews