Maroc-Israël : l’alliance militaire qui rebat les cartes au Sahara Occidental

Le 1er janvier 2026, Middle East Monitor a mis en lumière l’escalade militaire engagée par le Maroc avec le soutien actif d’Israël, dans un contexte de tensions persistantes au Sahara Occidental. L’inauguration à Benslimane d’une usine de drones israéliens symbolise cette mutation stratégique : Rabat devient producteur d’armement de pointe, visant à renforcer sa position dans un territoire contesté.

Ces équipements, notamment les drones kamikazes SpyX, sont testés autour de Smara, où 123 frappes ont été recensées en 2025, causant la mort de plus de 160 civils sahraouis selon le SMACO. Officiellement présentées comme des opérations de sécurisation, ces attaques renforcent un contrôle militaire étroit sur la région.

L’acquisition de systèmes israéliens comme le Barak MX et les drones Hermes accentue la militarisation du Sahara, rendant plus lointaine encore la perspective d’un référendum d’autodétermination, pourtant inscrit dans les résolutions onusiennes.

Face à cette stratégie du fait accompli, l’Algérie, soutien du Front Polisario, dénonce une logique d’hégémonie soutenue par des puissances extérieures. Sur le plan juridique, Rabat reste isolé : le Sahara Occidental demeure un territoire non autonome pour l’ONU, et plusieurs décisions européennes excluent ce territoire des accords économiques.

Enfin, cette alliance militaire avec Israël fragilise la position morale du Maroc sur la cause palestinienne, accentuant les tensions internes.

Avec les informations de Middle East Monitor

Suivant
Suivant

Sénégal : Diomaye lance un ambitieux plan d’investissement public pour 2026