Énergie : l’Afrique entre résurgence pétrolière et promesse électrique, selon l’AEC

Le 1er janvier 2026, l’African Energy Chamber (AEC), en partenariat avec S&P Global, a publié son rapport annuel sur l’état de l’énergie en Afrique. Il révèle une trajectoire énergétique marquée par une résurgence prudente des hydrocarbures et une transformation progressive de l’accès à l’électricité.

La production pétrolière et gazière africaine devrait atteindre 11,4 millions de barils équivalent pétrole par jour en 2026, avant de grimper à 13,6 millions en 2030. Ce rebond s’appuie sur l’Afrique du Nord et sur de nouveaux bassins comme la Namibie ou la Côte d’Ivoire. Les compagnies nationales deviennent centrales dans cette stratégie, à condition de renforcer leurs compétences et d’assurer un cadre fiscal stable.

En matière de gaz, l’enjeu est désormais la monétisation. L’Afrique représente 8,5 % de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL), mais reste freinée par des infrastructures coûteuses, une demande intérieure limitée et une industrialisation lente.

Côté électricité, la priorité va à la distribution. Avec une demande appelée à doubler d’ici 2050, l’extension des réseaux devient urgente. Le rapport souligne les réformes engagées : partenariats public-privé, régulation modernisée et intégration régionale.

La transition énergétique se fait par addition, non par substitution : le gaz reste clé, tandis que les capacités renouvelables atteignent déjà 36 GW sécurisés fin 2024.

L’AEC appelle à une trajectoire juste, articulée autour de l’accès universel, de la valeur ajoutée locale et d’une modernisation des réseaux.

Avec les informations de l’AEC et S&P Global
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