Nil : l’Égypte soutient la médiation de Trump sur le barrage éthiopien de la Renaissance
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a accueilli favorablement la proposition de médiation formulée par Donald Trump concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), un projet hydraulique qui alimente depuis plus de dix ans de fortes tensions entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. Dans un message publié sur X, le chef de l’État égyptien a rappelé le caractère « vital » du Nil, dont dépend près de 95 % de l’approvisionnement en eau du pays, tout en se disant disposé à coopérer dans le respect des intérêts de chacun.
Inauguré le 9 septembre 2025, le GERD est le plus grand barrage d’Afrique. Long de 1,8 kilomètre, haut de 145 mètres, il doit permettre à l’Éthiopie de doubler sa production électrique nationale, un enjeu majeur alors que près de 50 % de la population n’a toujours pas accès à l’électricité. L’ouvrage retient les eaux du Nil Bleu, principal affluent du fleuve, avant leur écoulement vers le Soudan puis l’Égypte.
Le Soudan, également concerné, a appuyé l’initiative américaine, son dirigeant Abdel Fattah al-Burhane appelant à un accord « durable et équilibré ». Donald Trump a évoqué un compromis combinant garanties hydriques pour l’aval et retombées économiques pour l’Éthiopie, notamment via l’exportation d’électricité.
Sur le plan diplomatique, cette médiation pourrait relancer un processus au point mort malgré les tentatives de l’UA, des États-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie et des Émirats arabes unis. Un accord réduirait un risque majeur de conflit régional et renforcerait la coopération hydrique dans la Corne de l’Afrique, zone stratégique pour la stabilité du continent.
Avec les informations de Africanews