Ouganda : la femme de Bobi Wine agressée par des soldats après l’élection
En Ouganda, la tension post-électorale s’aggrave après la réélection du président Yoweri Museveni pour un septième mandat consécutif avec 71,65 % des voix, lors d’un scrutin dénoncé par Bobi Wine et des observateurs internationaux comme « truqué ». Le principal opposant, âgé de 43 ans, a pris la fuite au lendemain du 15 janvier, craignant des représailles.
Dans la nuit du 23 janvier, des centaines de soldats, selon Bobi Wine, ont fait irruption à son domicile, où ils ont mis en joue son épouse avant de l’étrangler et de l’insulter. La femme a été transportée d’urgence à l’hôpital, souffrant de traumatismes physiques et psychologiques. Des images publiées par l’opposant montrent également le saccage de leur maison.
Le chef de l’armée, Muhoozi Kainerugaba, fils du président, avait précédemment tenu des propos menaçants envers Bobi Wine, désormais supprimés. Selon lui, 30 membres de l’opposition ont été tués et près de 2.000 partisans arrêtés.
L’avocat de Bobi Wine, Robert Amsterdam, a appelé la communauté internationale à exiger des « garanties immédiates et vérifiables » pour la sécurité de l’opposant. L’ONU et l’Union européenne ont exprimé leur inquiétude face aux violences et à la répression post-électorale.
L’Ouganda, dirigé depuis 1986 par Museveni, traverse ainsi une nouvelle crise politique où l’intimidation des opposants et la restriction des droits civiques inquiètent observateurs et partenaires internationaux.
Avec les informations de TV5 Monde