RDC : Kinshasa accuse Kigali de la mort de 1 500 civils en un mois
Le 27 décembre, le gouvernement congolais a accusé le Rwanda d’être responsable de la mort de plus de 1 500 civils dans l’est de la République démocratique du Congo depuis le début du mois. Selon Kinshasa, ces victimes seraient le résultat d’opérations militaires impliquant bombes et drones menées par Kigali, en soutien à la rébellion du M23.
L’offensive a repris peu après la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, négocié par les États-Unis le 4 décembre. Le M23 a capturé Uvira, ville clé du Sud-Kivu, le 10 décembre, provoquant la fuite de dizaines de milliers de civils vers le Burundi.
Le gouvernement congolais affirme que Kigali a déployé trois bataillons supplémentaires vers le Sud-Kivu, visant l’axe stratégique menant à Kalemie, aux portes du Tanganyika, région minière cruciale pour l’économie congolaise.
Depuis sa résurgence en 2021, le M23, appuyé par le Rwanda selon l’ONU et Washington, contrôle une partie croissante de l’est du pays. Sa progression alimente une grave crise humanitaire. Le HCR recense plus de 80 000 réfugiés au Burundi et environ 500 000 déplacés internes dans le Sud-Kivu.
Le 17 décembre, le M23 a annoncé son retrait d’Uvira, mais Washington et Kinshasa contestent la réalité de ce départ. Des témoins évoquent la présence persistante de combattants du M23 en civil dans la ville.
Avec les informations de Africanews et de l’AFP