RDC : la plus grande fonderie d’Afrique marque un virage industriel majeur
Le 6 janvier, Ivanhoe Mines a officialisé le démarrage industriel de la fonderie de cuivre de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo. Mise en service en décembre 2025, cette installation est présentée comme la plus grande du continent. Elle marque un tournant stratégique dans la transformation locale du cuivre congolais.
Avec un investissement de 700 millions de dollars, la fonderie vise une capacité annuelle de 500 000 tonnes de concentré transformé en anodes à 99,7 % de pureté. Elle permettra de réduire les exportations de minerais semi-bruts, en captant davantage de valeur ajoutée sur le sol congolais.
La totalité de la future production est déjà couverte par des contrats à long terme, notamment avec le négociant suisse Trafigura et des industriels chinois. Le site produira également 700 000 tonnes d’acide sulfurique par an, dont une partie sera écoulée sur les marchés régionaux, notamment depuis l’interdiction d’exportation décrétée par la Zambie voisine.
Ce projet concrétise une stratégie industrielle annoncée en 2021, visant à mieux intégrer la chaîne de valeur minière. La fonderie est détenue par un consortium composé d’Ivanhoe Mines (39,6 %), Zijin Mining (39,6 %) et de l’État congolais (20 %). Elle intervient dans un contexte de forte hausse des prix du cuivre.
Malgré une baisse anticipée de la production de concentré liée à un séisme survenu en mai 2025, la montée en puissance de cette fonderie d’ici fin 2026 renforcera la position de la RDC sur le marché mondial des métaux. Elle représente un test clé pour sa capacité à transformer sa rente minière en développement économique durable.
Avec les informations de Africa Presse