RDC : l’IA menacée par un déficit électrique structurel

Le 6 janvier, un rapport publié à Kinshasa alerte sur l’insuffisance énergétique qui menace l’essor de l’intelligence artificielle en République Démocratique du Congo. Intitulée « 2026, l’année du choix », l’étude souligne que l’IA repose sur des centres de données extrêmement énergivores, aujourd’hui incompatibles avec les capacités du réseau congolais.

Malgré ses ressources stratégiques en coltan et cobalt, la RDC ne parvient pas à attirer les investisseurs nécessaires à la construction d’infrastructures numériques locales. Le faible taux d’électrification et l’instabilité du réseau sont identifiés comme des freins majeurs.

En conséquence, le pays risque de devoir exporter ses données pour les faire traiter à l’étranger, avant de racheter des services d’IA, perdant ainsi toute maîtrise technologique. Le rapport évoque une possible « colonisation numérique » si ce modèle s’installe.

Les auteurs recommandent une priorité absolue aux projets hydroélectriques et solaires dans les zones technologiques, afin de poser les bases d’une souveraineté numérique réelle. Cette stratégie suppose une coordination forte entre politique énergétique et ambition industrielle.

Sans action rapide, la RDC pourrait rester cantonnée à son rôle de fournisseur de matières premières pour les géants technologiques, manquant une occasion stratégique de transformation économique portée par l’IA.

Avec les informations de AITN
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