Tchad–Libye : un cadre conjoint pour sécuriser la frontière

Le Tchad et la Libye ont officialisé la création imminente d’un cadre conjoint de surveillance et de concertation destiné à renforcer la sécurité le long de leur frontière commune. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue le 11 janvier 2026 à N’Djaména entre le ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration, le lieutenant-général Ali Ahmad Aghabash, et l’ambassadeur de Libye au Tchad, Othman Fadel, en présence du chef d’état-major par intérim de l’armée tchadienne.

Les échanges ont porté sur l’évaluation de la situation sécuritaire d’une frontière saharienne stratégique, considérée parmi les plus sensibles de la région. Les deux parties ont reconnu la nécessité de dépasser les déclarations d’intention pour mettre en place un dispositif opérationnel concret, fondé sur une coordination renforcée entre les services de sécurité tchadiens et libyens.

Selon les autorités tchadiennes, la frontière tchado-libyenne constitue un espace vital d’échanges économiques et sociaux pour les populations locales, mais demeure fortement exposée à des menaces multiples, notamment la criminalité transfrontalière, les trafics illicites et l’immigration clandestine. La future unité conjointe devra ainsi améliorer la surveillance, encadrer les flux transfrontaliers et permettre une réponse plus rapide aux incidents sécuritaires.

N’Djaména a salué l’approche proactive de Tripoli et la convergence de vues en faveur de la stabilité régionale, dans un contexte marqué par la porosité des frontières et la circulation de groupes armés. Cette initiative intervient quelques semaines après une crise diplomatique liée à des arrestations croisées, résolue début janvier par une coopération bilatérale, et vise à prévenir de nouvelles tensions.

Avec les informations de APANews 
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