Éthiopie – Tigré : l’ONU alerte sur un risque de reprise du conflit
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé, le 1er février 2026, sa vive inquiétude face à une possible recrudescence des tensions dans la région éthiopienne du Tigré. Selon un communiqué publié le 31 janvier, la reprise d’affrontements signalés a entraîné une détérioration de la situation sécuritaire dans une zone encore fragile.
M. Guterres a averti contre le risque d’un retour à un conflit de grande ampleur, soulignant les conséquences potentielles sur les populations civiles, déjà fortement affectées par la guerre précédente. Le Tigré a été le théâtre d’un conflit armé de deux ans, opposant les forces fédérales éthiopiennes et leurs alliés au Front populaire de libération du Tigré (TPLF), avant la signature d’un accord de cessation permanente des hostilités en 2022. Ce conflit avait plongé des millions de personnes dans une situation de besoin humanitaire urgent.
Le chef de l’ONU a appelé l’ensemble des parties à respecter pleinement l’accord de paix, insistant sur la nécessité de préserver les acquis obtenus depuis 2022, notamment en matière de sécurité et de stabilisation. Il a également mis l’accent sur l’importance de mesures de confiance et du dialogue pacifique pour éviter une nouvelle spirale de violences.
Sur le plan régional, Antonio Guterres a réaffirmé la disponibilité des Nations unies à travailler étroitement avec l’Union africaine (UA) et les partenaires régionaux afin de consolider durablement la paix. Cette mise en garde intervient dans un contexte de tensions croissantes, alors que plusieurs acteurs internationaux redoutent une fragilisation du processus de paix dans le nord de l’Éthiopie.
Avec les informations de Le Courrier