Visas : cinq pays africains rejoignent la liste restrictive de Washington

Le 1er janvier, cinq nouveaux pays africains ont été ajoutés à la « liste orange » du département d’État américain : le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie. Cette décision porte à vingt le nombre de pays africains concernés par des restrictions de visas.

Les ressortissants de ces pays doivent désormais verser une caution pouvant atteindre 15 000 dollars, passer des entretiens renforcés, détailler leurs voyages passés et leur activité sur les réseaux sociaux. Ces mesures visent, selon Washington, à prévenir les risques sécuritaires et à détecter toute hostilité présumée envers les États-Unis.

Cette politique migratoire s’inscrit dans la continuité de l’approche mise en place sous l’administration Trump. Elle repose sur un système à deux niveaux : une liste « rouge » qui interdit l’entrée, et une liste « orange » qui rend l’accès au visa extrêmement difficile.

Sur le terrain, les conséquences sont immédiates : les coûts prohibitifs et les exigences intrusives restreignent fortement la mobilité, pénalisant les étudiants, familles transnationales et opérateurs économiques. La politique est critiquée pour son opacité, son impact discriminatoire et les atteintes potentielles aux libertés individuelles.

Cette décision place les gouvernements concernés face à un dilemme : protester ouvertement ou préserver une relation stratégique avec Washington. À long terme, cette stratégie pourrait nuire à l’influence américaine sur le continent, au moment où d’autres puissances adoptent une diplomatie plus ouverte.

Avec les informations de Africa Presse
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