Guinée : la Cour suprême confirme l’élection de Mamady Doumbouya avec 86,7 % des voix

Le 4 janvier 2026, la Cour suprême de Guinée a validé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre, confirmant la victoire écrasante du général Mamady Doumbouya avec 86,72 % des suffrages exprimés. Le chef de la junte, arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2021, avait promis de ne pas se présenter mais a finalement officialisé sa candidature, devançant huit autres candidats dans un scrutin marqué par l’absence des principales figures de l’opposition.

Le taux de participation s’est établi à 82,86 %, sur un total de 6,7 millions d’électeurs inscrits. Plus de 5,3 millions de votes ont été validés, malgré 310 589 bulletins nuls. L’ancien ministre Abdoulaye Yéro Baldé arrive en deuxième position avec 6,59 % des voix, suivi de Makalé Camara, seule femme candidate, qui recueille 1,59 %. Le scrutin s’est déroulé dans un contexte de restrictions politiques persistantes, après quatre années de transition contrôlée par les militaires.

Seul un recours avait été déposé, le 2 janvier, par Abdoulaye Yéro Baldé. Il a été retiré dès le lendemain, ouvrant la voie à une validation sans obstacle par la Cour suprême. Aucun autre contentieux électoral n’a été enregistré, signe d’une opposition affaiblie ou contrainte au silence, dans un climat politique verrouillé depuis 2021.

Dans un discours post-électoral, Mamady Doumbouya a appelé à l’unité nationale et à une « prospérité partagée », promettant une gouvernance tournée vers la justice et la souveraineté économique. Il devient officiellement président pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois, selon la nouvelle Constitution adoptée en 2025.

Cette élection, bien que validée juridiquement, s’inscrit dans une dynamique politique controversée. La transition entamée après le coup d’État de 2021 s’est traduite par une concentration du pouvoir exécutif et un rétrécissement de l’espace civique. La Guinée entre ainsi dans une nouvelle phase institutionnelle, marquée par la continuité du pouvoir militaire sous une façade civile.

Avec les informations de Africanews, AP et AFP
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