Kenya : un accord commercial imminent avec les États-Unis et une réforme proposée pour le financement de l’UA

Le Kenya franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses partenariats économiques internationaux. Le président Williams Ruto a annoncé lundi que son ministre du Commerce se rendrait mercredi aux États-Unis afin de conclure les négociations sur un accord commercial bilatéral, marquant une avancée majeure dans les relations économiques entre les deux pays. Les détails du texte final n’ont pas encore été communiqués.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Partenariat stratégique États-Unis–Kenya (STIP), lancé en juillet 2022 pour établir des engagements de haut niveau sur des questions non tarifaires, incluant agriculture, lutte contre la corruption, commerce numérique, enjeux environnementaux et droits des travailleurs. Contrairement à un accord de libre-échange global, le STIP ne traite pas des barrières tarifaires. Cette démarche intervient alors que l’AGOA, accord de libre-échange vieux de 26 ans, a été prolongé par les États-Unis jusqu’au 31 décembre 2026 seulement.

Le président Ruto a également rappelé les efforts du Kenya pour renforcer son rôle régional et mondial, en citant la ratification de l’Accord de partenariat économique avec l’Europe, l’accord CEPA avec les Émirats arabes unis et la conclusion prochaine d’un accord avec la Chine. Nairobi, qui préside actuellement la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et assumera la tête du COMESA cette année, propose aussi d’utiliser les contributions obligatoires de l’ONU pour financer les interventions de paix de l’Union africaine et renforcer la Force africaine en attente, face aux défis sécuritaires régionaux.

Cette stratégie traduit l’ambition du Kenya de consolider un écosystème de partenariats commerciaux solides et de renforcer sa présence économique et diplomatique sur la scène mondiale.

Avec les informations de Anadolu Ajansi 
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