Libye : l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi ravive les incertitudes politiques
Les autorités libyennes ont lancé une enquête judiciaire après l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, tué à Zintan, dans le nord-ouest de la Libye. Le parquet a annoncé l’envoi immédiat d’experts médico-légaux sur les lieux et la collecte de témoignages afin d’identifier les auteurs et de déterminer les circonstances exactes de l’attaque.
Âgé de 53 ans, Seif al-Islam Kadhafi représentait l’un des symboles politiques hérités de l’après-2011. Pour plusieurs analystes, sa mort pourrait affecter des équilibres politiques déjà fragiles, même si les réactions au sein de la population restent contrastées. Certains Libyens redoutent une aggravation des tensions sécuritaires, tandis que d’autres estiment que son élimination n’aura pas d’impact concret sur les rapports de force actuels.
Plus de treize ans après le soulèvement de 2011, soutenu par l’OTAN, qui a conduit à la chute et à la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye reste profondément fragmentée. Le pays est toujours divisé entre un gouvernement d’unité nationale soutenu par l’ONU et basé à Tripoli, et une administration rivale dans l’est, appuyée par le maréchal Khalifa Haftar.
Arrêté en novembre 2011 dans le sud du pays en vertu d’un mandat de la Cour pénale internationale pour crimes présumés contre l’humanité, Seif al-Islam Kadhafi avait été condamné à mort en 2015 par un tribunal de Tripoli, à l’issue d’un procès expéditif, avant de bénéficier d’une amnistie. En 2021, il avait déposé sa candidature à l’élection présidentielle, finalement reportée sine die, prolongeant l’impasse politique libyenne.
Avec les informations de Africanews