Opération américaine au Venezuela : l’Union africaine dénonce une atteinte à la souveraineté
Le 4 janvier 2026, l’Union africaine (UA) a vivement réagi à l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela, qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse.
Dans un communiqué officiel, l’UA a condamné une violation du droit international et réaffirmé son attachement au respect de la souveraineté des États et à la non-ingérence.
Elle appelle à une transition politique interne, fondée sur un dialogue inclusif entre Vénézuéliens, excluant toute solution imposée de l’extérieur.
L’Afrique du Sud a qualifié l’intervention de violation manifeste de la Charte des Nations unies, demandant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.
Des messages de solidarité ont été envoyés à Caracas par plusieurs pays africains, dont le Burkina Faso, le Liberia et la Namibie.
Le Liberia, membre non permanent du Conseil de sécurité, a annoncé qu’il demanderait des mesures de condamnation.
Selon Caracas, d’autres États africains, comme l’Angola, le Tchad, le Niger ou la Gambie, ont également exprimé leur rejet des ingérences étrangères.
Cette position africaine reflète une défiance historique envers les interventions unilatérales occidentales, perçues comme des menaces pour la souveraineté des pays du Sud.
L’opération américaine intervient dans un contexte tendu entre Washington et Caracas, marqué par des sanctions, une hyperinflation et une crise institutionnelle persistante.
Les initiatives américaines pour contrôler la transition politique et relancer l’économie vénézuélienne pourraient se heurter à une opposition internationale croissante.
La réaction africaine souligne l’enjeu plus large de la redéfinition des règles du multilatéralisme et des limites de l’interventionnisme.
Avec les informations de Africa Presse