Éthiopie : l’ONU alerte sur un risque de reprise du conflit au Tigré
Les Nations unies ont lancé un appel pressant à la désescalade au Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, face à la reprise d’affrontements armés début 2026. Selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, les tensions actuelles font planer le risque d’un retour à un conflit majeur, quatre ans après une guerre qui a fait au moins 600 000 morts entre novembre 2020 et novembre 2022, d’après l’Union africaine.
En janvier 2026, des combats ont opposé l’armée fédérale éthiopienne aux Forces de sécurité du Tigré, marquant les affrontements les plus sérieux depuis l’accord de paix signé à Pretoria en novembre 2022. Des incidents similaires avaient déjà été signalés en novembre 2025 dans la région voisine de l’Afar. Le Haut-Commissariat indique que l’intensification des combats le 26 janvier a conduit au retrait des forces tigréennes de la zone de Tselemti le 1er février.
Selon l’ONU, les deux camps ont eu recours à des drones, à l’artillerie et à des armes lourdes. Les civils restent particulièrement exposés, pris en étau par les violences et par des arrestations fondées sur des affiliations présumées. Des affrontements persistants sont également signalés entre factions tigréennes rivales dans le sud et le sud-est de la région.
Volker Türk se dit enfin préoccupé par les tensions croissantes entre l’Éthiopie et l’Érythrée. La présence persistante de troupes érythréennes au Tigré, malgré les engagements de retrait prévus en 2022, pourrait selon l’ONU aggraver la situation humanitaire et sécuritaire dans l’ensemble de la Corne de l’Afrique.
Avec les informations de TV5 Monde